jeudi 14 février 2013

gouzi à la Reine

Comme je le disais hier, la manucure, c'est aussi fait pour s'amuser. Du coup, j'en ai refait une aujourd'hui. L'occasion de refaire un minipost, donc.

Mon choix s'est porté sur All Hail To The Queen de Butter London, encore. 

la fine équipe, starring le Choupilapin
Un truc discret, mais raffiné pour se faire des jolis ongles les jours de manque d'inspiration. Non pas que je le trouve passe partout, loin de là, mais, avec sa teinte ni tout à fait taupe, ni tout à fait marron glacé, entre le chaud et le froid, pas tout à fait opaque (ici posé en 2 couches), le tout avec un petit shimmer argenté ou rose selon la lumière, il est parfait pour les jours où on hésite.

Puis comme j'avais délaissé She Walks In Beauty, hop, posé en accent nail dégradé. Le doré irisé un peu froid avec ses paillettes rosées s'assortit à merveille avec la fausse simplicité de All Hail To The Queen.

vazy l'gros plan pour bien voir le shimmer et les paillettes et mes cuticules pourries
Et pour terminer, le petit comparatif lumière naturelle (grise pourrie flotteuse) V.S mon ampoule  à incandescence (j'aime pas les fluocompactes).

Le tout a joyeusement été top coaté au Hardwear de Butter London que j'aime de plus en plus.

<effort de politesse> Mes cheveux en pétard et moi-même, souhaitons une bonne Saint Valentin à celles et ceux que ça intéresse <3 </effort de politesse>

mercredi 13 février 2013

SNB#41 accidentelle Saint Valentin

Au départ, je me suis dit que le thème de la SNB de cette semaine n'était pas pour moi. Je n'aime pas vraiment cette "fête". Puis bon, le hasard m'a ratrappée, il était caché dans un flacon de vernis que je n'avais pas encore testé : Rosie Lee de Butter London.



A la base, je voulais un truc sobre avec pour base le beige Cuppa, toujours de chez Butter London, acheté en même temps que Rosie Lee et toujours pas posé lui non plus. A savoir que je swatche très rarement mes vernis avant la première vraie pose, et que du coup, j'ai tendance assez facilement à partir en impro, ce qui est justement arrivé aujourd'hui.


Cuppa : un joli beige mastic comme je les aime. Vous savez, les trucs neutres qui dégoûtent les gens, justement parce qu'ils sont... neutres, ben moi, j'adore, je trouve que ça fonctionne super bien avec ma peau qui a des sous tons de jaune. Donc, j'ai posé, Cuppa, je suis tombée amoureuse de lui.

non, cette photo n'est pas floue, la preuve, on voit mes cuticules pourries qui ont préparé du couscous juste avant.
Mais comme je ne souhaitais pas en rester là, j'ai ensuite dégainé Rosie Lee dont je souhaitais me servir en accent nail, les autres doigts étant censés recevoir le non moins magnifique She Walks In Beauty de A England. Rosie Lee, c'est un superbe rose ancien qui sentirait presque la poudre de riz et qui te fait aimer le rose même quant tu es habituellement incapable d'en porter. J'ai posé Rosie Lee sur mon annulaire, j'ai rangé She Walks..., j'ai mis du Rosie Lee partout. J'ai fixé mes doigts comme une andouille et j'ai réalisé que j'avais fait une manucure de Saint Valentin.

Fail.

non, vous ne rêvez pas, y'a du rose et des paillettes, et pourtant, j'adore le résultat.
Mais du coup, vous en profitez et j'ai compris que le gradient nail pailleté était un allié de choc pour mes grandes paluches aux ongles courts. (Ben oui, le nail art, ça sert à s'amuser et à coller des paillettes partout, mais aussi à mettre ses mains en valeur, CQFD.)

une dernière pour la route
Point info supplémentaire, cette manucure est la première que je réalise de A à Z avec du Butter London, et la petite a résisté vaillament à deux heures de poterie juste après !
A prévoir, bientôt un petit comparatif des cinq différents accélérateurs de séchages testés à ce jour. Et promis, She Walks In Beauty reviendra pour de nouvelles aventures.

mardi 5 février 2013

threesome parfumé

Les odeurs, c'est comme les fesses, c'est personel. Intime, même. Paraîtrait que c'est celui de nos sens qui est ancré le plus profondément dans notre mémoire, et qu'il existe des thérapies olfactives pour soigner les amnésiques. Paraîtrait aussi que sur les cinq sens, c'est la perte de l'odorat qui est la plus handicapante.
Les odeurs, et par extension, le parfum, c'est un truc vachement important, et, j'en suis convaincue, pas que pour moi. On a tous quelque part dans notre tête des souvenirs très forts liés à une odeur particulière : l'eau de cologne d'une grand-mère, l'afert-shave d'un oncle élégant, un blouson en cuir, un gâteau au four... ou encore un couloir d'hôpital, une pile de linge oubliée.
Les odeurs, c'est la nostalgie, le truc qui fait tilt alors que tu pensais l'avoir oublié, bien rangé, loin dans ton passé. Alors que non, ça revient, frais comme au premier jour avec toutes les émotions qui vont avec, positives, comme négatives. Par exemple, à cause d'un garçon indélicat, des années après, j'ai toujours en horreur un certain parfum marin qui, dans ma tête, reste associé à "gros connard".

Cessons, de tergiverser, et rentrons dans le vif du sujet : le threesome parfum. (Non, ce titre n'était pas du tout une tentative de racolage.)

Nos gentils magazines féminins nous rabâchent le fantasme  de l'Homme du Parfum De Notre Vie tout en nous vantant trois pages plus loin,de manière totalement objective, les jolies nouveautés de la saison teeellement originâles, et qu'on doit absolument adopter pour suivre la tendance. Le tout bien sûre en édition limitée avec des flacons au design souvent douteux mais toujours étudié pour emmagasiner un maximum de poussière. Vous savez déjà le mal que je pense des "tendances", le parfum rentre aussi dedans.
Et encore, je ne vous parle pas des "égéries", mais ça, ça méritera un article entier tellement j'ai à dire dessus.


contre exemple d'égérie dont il existe aussi une version non censurée

Mon parfum, je le choisis toute seule comme une grande et j'ai appris à rembarrer les vendeuses un poil trop zélées grâce à une phrase magique. C'est cadeau, je vous la donne "non merci, je suis fidèle à [random nom de parfum]", variante snob "non merci, je porte un parfum qu'on ne trouve qu'au Japon", variante ouin-ouin "non merci, je ne supporte pas le parfum, ma peau est trop sensible".
Bon, en l'occurrence, le parfum, je n'en ai pas un, j'en ai trois. Ouais, j'suis une gourmande. Et pas n'importe lesquels, en plus.


(ayé, j'ai sorti un vrai appareil photo)

J'ai toujours eu un faible pour les odeurs ambrées, musquées, et de toute façon, les autres ont une fâcheuse tendance à ne pas tenir (les floraux et les fruités, cette blague) ou à atrocement  virer (sur moi, Sa majesté la rose se met à sentir très fort le pipi de chat). J'ai donc depuis longtemps appris à choisir mon parfum toute seule comme une grande et surtout, à tester sur plusieurs jours le rendu sur ma peau et ma tolérance (team migraine). Astuce, quand on demande gentiment, on obtient quasiment toujours un échantillon, les parfumeries ont d'ailleurs des tubes spéciaux pour ça.


A force de passer tout mon temps libre de temps en temps dans les rayons parfumerie, j'ai fini par tomber sur une petite pépite : Ambre Sultan de Serge Lutens. Coup de foudre olfactif, puisque sur ma peau, il sentait comme une de mes odeurs doudous, Opium, le mythique, mais sans la note de pisse la touche de civette. Un parfum capiteux, oriental, presque masculin. C'était il y a cinq bonnes années, il constitue toujours ma base. Et apparemment, les Serge Lutens se trouvent de plus en plus facilement, si ça vous dit d'aller le sentir, on le trouve chez Sephora, Marionnaud, ou dans les grands magasins type Printemps / Galeries / BHV ou carrément aux Jardins du Palais Royal, la maison mère à Paris...


Quelques temps après, le snobisme n'aidant pas, je suis allée traîner mes narines vers chez Guerlain, attirée par leur toute nouvelle gamme "Guerlain Maître Parfumeur" (edit : Maître et non pas Artisan, shame on me, j'ai fait un amalgame). Et le permier parfum, c'était ça : Spiritueuse double vanille. Des notes de vanilles (oui, parfaitement, DES vanilleS) et de rhum, deux de mes arômes préférés dedans les gâteaux, plus la sensoualité, blabla... Et sur moi, c'était encore le jackpot, encore un truc capiteux, presque sexuel, il me le fallait. Guerlain, tout le monde connaît, mais Guerlain Artisan Parfumeur, c'est déjà plus le même domaine, et en plus d'être indécemment cher, celui-là, c'est une vraie tannée pour mettre la main dessus : Sephora Rivoli ou magasins / corners Guerlain, et pas ailleurs. C'est d'ailleurs pour ça que personne ne le connaît.


Bon, à partir de là, j'avais commencé à bien cibler ce qui me convenait. Mais je continuais à renifler des fioles par-ci par là, et bim, j'ai flashé sur un troisième petit : Chergui, toujours chez Serge Lutens. Toujours les mêmes notes d'encens capiteux, mais avec un voile de poudre pour adoucir le tout.
Et le plus fort, c'est que tout ce petit monde se mélange divinement bien et me permet de faire mes combinaisons persos et d'ajuster à mon humeur du jour. C'est pas beau, tout ça ?



J'ai donc finalement réussi à éviter le piège à fric des déclinaisons commerciales et mon côté psychorigide sens personnel de l'esthétique se retrouve dans le design épuré des flacons. J'assume, et en plus, ça se range super bien.
L'étape d'après, ce serait le parfum sur mesure, mais je n'ai pas encore osé franchir ce cap.