mardi 24 septembre 2013

Shalimar, relecture

C'est la rentrée, ce blog n'est pas encore mort, bonjour.

Petite précision préalable, je n'ai rien contre la marque Guerlain - leurs rouges à lèvres sont pour moi parmi les meilleurs sur le marché- ni contre le luxe, le vrai -lui, je l'aime bien, ce sont ses prix qui ne m'aiment pas. Par ailleurs, je n'ai rien non plus contre la bonne publicité, du genre de celle qui passait dans feu Culture Pub et qui fait appel à des slogans qui ne riment pas forcément et à des mots de plus de trois syllabes non-issus de la novlangue putréfiée actuelle.

Guerlain étant une maison organisée, ils avait déjà fait de la pub pour leur nouveau "film". La blogo en avait déjà causé, les organes de com' aussi, le tout semblait assez élogieux. Bizarrement, j'aurais dû me méfier je partais avec un a priori plutôt positif sur l'engin. Et puis tout a basculé lorsque nous nous sommes retrouvés face à face (le spot et moi) au ciné.

En 2012, Cartier nous avait déjà fait un coup assez similaire avec une Odyssée censée reprendre les "codes de la maison" ainsi que ses emblèmes. Au final, on avait eu un genre de gros gâteau aussi indigeste que vide de sens. Son seul mérite à ce jour ayant été de fournir de quoi grailler à des graphistes qui par ailleurs, avaient fait du très très bon du point de vue de la 3D.
L'industrie du luxe aime bousculer les codes, dit-on. Elle a donc réussi un magnifique tour de passe-passe et créé une zone de flou pas du tout artistique entre pub et court-métrage. Peut-être est-ce aussi là un début de tentative de noyautage des salles classées Arts et essais pour arriver à leur fourguer tout de même leurs bouses. C'est une hypothèse, on verra dans les mois à venir.
Mais revenons à nos moutons.

Le nouveau "film" Shalimar se veut un hommage à une histoire légendaire, celle de la Bégum Mumtaz Mahal et de son mausolée : le Taj Mahal (pour l'histoire détaillée, c'est, par ici et c'est en anglais).
La pauvre Mumtaz Mahal doit à présent faire des saltos dans son mausolée avec la triple insulte que représente cette pub. Trop forts les mecs :
1/ il font rimer Bégum avec légume, à mon avis, la Mumtaz, si l'histoire s'en rappelle, c'est qu'elle ne devait pas simplement jouer le rôle de plante verte.
2/ le palais lui-même : dans la vraie vie, une merveille architecturale réduite au rang de pièce-montée en carton pâte.
3/ le parfum lui-même : censément mythique, il est ici interchangeable avec une fringue / un fond de teint / des rideaux / du shampooing.
Triste, non ?

le Taj Mahal et son reflet.
Arjumand Banu autrement appelée Mumtaz Mahal selon une illustration indienne du XVIIe siècle
Là, vous commencez à visualiser la magnificence de la vie au palais, la lumière dorée de la fin d'après-midi, les lourds effluves d'épices...

Et puis d'un coup, on vous balance ça :

Natalia Vodianova née en 1982
Natalia Vodianova, 31 ans semblant toujours en avoir 16, est l'égérie de Guerlain (maquillage ET parfum) depuis 2009.
La demoiselle a une histoire propre à faire rêver dans les chaumières : jeune fille russe désargentée, elle devient en quelques années l'un des mannequins les mieux payées de la planète puis épouse un rentier anglais avec qui elle se reproduit trois fois avant de divorcer pour se remarier avec le fils de Bernard Arnault, seconde fortune française et accessoirement PDG de LVMH pour ceux et celles à qui l'info aurait échappé. Si ça c'est pas du conte de fée moderne et de l'investissement à long terme, j'ai rien compris.

Bon, à part ça, la brindille slave a beau être jolie, elle n'évoque en rien la sensualité orientale du parfum et encore moins l'Inde du XVIIe siècle. Dans le jargon, on appelle ça une erreur de casting doublé d'un magnifique plantage géographique : la Russie a beau être à l'Est, c'est pas le même continent, les gars et faut pas avoir fait Sciences Po pour le savoir. Quitte à embaucher les épouses Arnault, au pif, Salma Hayek aurait vachement mieux fonctionné.

Le prétexte de l'univers onirique à bon dos : ce qui aurait pu générer un délire de couleurs et de lumière se noie ici dans un gris fadasse et triste. Ils auraient filmé le Mont-Saint-Michel à la Toussaint, ils auraient eu la bonne palette. Là, bizarrement, y'a comme un hiatus.

A ce stade-là, j'ai arrêté de compter les bourdes et les prétendues licences poétiques, ce film est une grosse bouse industrielle, point.

Pour le fun, on va tout de même visualiser deux secondes ce que les créations de Yiqing Yin, la grande couturière chinoise qui a signé la parure de Vodianova, donneraient sur une fille avec un IMC normal un peu plus en chair. Oui, ça aurait de suite une autre gueule. Pour info, les orientales de harem, elles ne devaient pas trop jouer dans la catégorie sylphide. Mumtaz Mahal est pour sa part morte à 24 ans en donnant naissance à son quatorzième enfant, ça plante aussi un peu mieux le décor.

Ce qui nous amène comme par magie au point féministe de cet article (oui, article, y'a assez de mots pour que je puisse l'appeler comme ça).
Je me suis amusée à faire un petit historique (non-exhaustif) des publicités pour Shalimar.


sobre, efficace, tout n'est pas à jeter dans les années 80
celle de quand j'étais petite.
celle qu'on a vue un peu partout dans la rue au début des années 2000.
admirez le passage à l'horizontale et le respect du thème.
arrivée de Vodianova.
celle-là, elle commence carrément à être malsaine : "mon premier" + Vodianova à qui on donne 14 ans surtout même à poil = ça pue
je... non. définitivement non.
petite mise en perspective avec Le Bain Turc, Ingres, 1862
On notera au passage cette sale manie des pubards de vendre des choses avec des meufs à poil. Shalimar s'est toujours vendu et même pour une histoire de modernisation d'image, rien ne justifiait de désaper de plus en plus celles censées l'incarner. la mise en perspective avec le tableau d'Ingres est là pour montrer à quelle point le procédé est "nouveau".

Bizarrement, même avec les mannequins précédents qu'ils avaient déjà bien désapées ça choquait moins. Même si la version allongée était TRES évocatrice, ça restait quand même vachement plus cohérent avec l'orientalisme recherché. Au final, la seule nouveauté avec Natalia Vodianova, outre l'inadéquation formelle, c'est le tournant teen porn pris par la campagne, et honnêtement, on s'en serait bien passé-e-s.
 
Et ceci n'est qu'un minuscule chapitre dans l'univers fabuleux des pubs de parfum. De mémoire, je peux vous citer Opium, autre parfum de légende qui a défrayé la chronique avec ses différentes campagnes, ou encore M7, la seule pub pour parfum ayant à ma connaissance foutu un mec à poil, les deux de chez Yves Saint Laurent.

vendredi 7 juin 2013

2B, la bonne surprise

Il y a quelques mois, j'entendais parler de la marque pour la première fois à l'occasion de son implantation en France chez Parashop grâce à madame Pshiiit. Et puis, j'ai commencé à suivre leur actu sur Facebook, et puis un jour, j'ai vu que la marque débarquait pas loin de chez moi pour installer la collec'. Je n'allais pas rater ça, pensez bien.
Ni une ni deux, debout presque aux aurores, j'ai foncé chez Parashop et j'ai rencontré la Fée qui a pris le temps de discuter avec moi et de me présenter le concept et les produits.

Je vous résume le tout en quelques mots : 2B est une marque belge qui a misé à fond sur le pigment et volontairement oublié la pub. Nous sommes donc face à des produits aux couleurs qui claquent autant dans le pot que sur la peau (ah ah) et tout ça pour franchement pas cher. Ben oui, de 3€ le crayon à 9€ le blush ou le fond de teint avec une majorité de produits vers 4 ou 5€, on peut facilement se faire plaisir sans le regretter derrière (passion petit budget).

Mais voyez plutôt.
aaaah, mes yeux ! (photos : (dé)maquillages )
Faible que je suis, je suis repartie avec : un blush, un eye liner, deux ombres crèmes et un vernis. Le tout pour 24,95€. Les fards crème sont des dupes des célèbres Aqua Cream de M.U.F.E, le liner et le blush tiennent fantastiquement bien et le vernis est 3free. Mon premier petit panier ne contenait que du bon.
Et puis comme je suis un peu maligne, j'avais passé ma carte à la gentille Fée et bim-badaboum, je me suis retrouvée invitée à l'événement organisé par la marque pour la présentation de la collection.

Une Fée (et même trois, en réalité), des choux, des blogueuses, du maquillage et deux ateliers avec des pros : colorimétrie et maquillage.
Valérie m'a donc appris à reconnaître les couleurs qui me vont bien au teint, comprenez, qui ne me donnent pas l'air de sortir d'un cul de basse fosse. Je ne me trompais pas en misant à fond sur les couleurs qui piquent les yeux (un jour, je vous parlerai de mon amour pour le vert pelouse), je vais simplement éviter le bleu roi à l'avenir vu qu'il fait ressortir mes cernes de façon absolument démente (tant pis, il sera désormais cantonné aux manucures). Merci Valérie !
Ensuite, je suis passée entre les mains magiques de Faustine-Léa, la maquilleuse. Et comme à chaque fois que je croise le chemin d'une maquilleuse pro, j'ai lancé que je n'avais absolument pas peur de la couleur. Oh, tiens, du orange !

 le orange est une couleur très sobre. (photos : (dé)maquillages )
 Et puis il y avait aussi les vernis, et moi, quand y'a du vernis, je deviens un peu dingue. Surtout quand j'ai une trentaine de couleurs à disposition.
 une petite base verte, des couleurs, du sctoch et un dotting tool. (photos : (dé)maquillages )
Je suis repartie bichonnée et pourrie gâtée par l'équipe et totalement convaincue par la marque aux couleurs folles.

Au passage, j'ai révisé mon jugement sur le prix des produits, cela fera l'occasion d'un prochain billet. 
Pour terminer, un grand merci à Sophie, Nathalie, la Fée et à 2B.
La gamme continue de s'implanter progressivement en Franche dans le réseau Parashop, ouvrez l'œil ! Plus d'infos ici.

dimanche 12 mai 2013

Nailstorming #Infirmière et hôpital

Je suis une fille de parole. J'avais loupé Minus & Cortex (mon préféré chez les Animaniacs), j'avais loupé les créatures et j'ai passé une semaine creuse en matière d'inspiration. Hier, en voyant le thème passer, j'ai eu un peu peur, et puis finalement, au débotté, j'ai fini par trouver une idée pas mal !

 
J'ai vu passer pas mal de blanc, de rouge et bizarrement, très peu de couleurs alors que souvent, les infirmières ont des blouses avec plein de couleurs. Y'a ces horribles machins à fleurs (si, si), et il y en a plus simplement avec du pastel. Et donc, avec ma vernithèque qui dégueule de pastels, ça a fait tilt. Voyez plutôt :

 
A/ Forest Fairy 01, Frenz Nail - B/ Bikiny So, Tiny Essie - C/ Go Ginza, Essie - D/ Blanc, Essie
1/ Nothing Else Metals, Essie - 2/ Geranium, Essie - 3/ Lychee, Gel Effect Barry M. - 4/ Spring Green, Kiko - 5/ Slapper, Butter London

Et puis, en commençant à dessiner des petites blouses, je me suis dit qu'il n'y avait pas que des femmes qui embrassaient cette profession. L'occase de dessiner autre chose que des boobs, j'allais pas louper ça, même si la parité n'est pas tout à fait respectée, j'avoue.
J'ai un peu triché, mes contours noirs sont faits au feutre. Mais tout est fait à main levée, et pour le coup, je suis pas peu fière de moi.
Sauf que, sauf que finalement, la triche s'est retournée contre moi : le marqueur noir bave salement avec le Hardwear. Mes poils de male nurse sont donc devenus une vilaine moquette. Petit marqueur, tu resteras un coup d'un soir.
Dégoûtée j'étais, et encore plus quand j'ai voulu fixer l'appareil sur son trépied pour prendre les photos : double pâté dans le vernis pas tout à fait sec. Temps de contentement apporté par la manucure : 15 minutes.
haine.
Aller, un dernier petit coup en grand, parce que tout de même (et sinon, on la verra pas bien sur Facebook).



Et on termine avec petit clin d'œil à Maman Mouette avec cette inénarrable scène de ma série préférée : Scrubs. Bonne nuit !

(source giftopia1.com)

vendredi 3 mai 2013

un grand cri d'amour

Il y a maintenant un petit moment, j'ai pu assister à l'un des ateliers des Victoires de la Beauté grâce à la Poulette qui annonçait un désistement de dernière minute.
Merci Twitter et la procrastination matinale.

Les Victoires de la Beauté, c'est un prix attribué par des consommateurs triés sur le volet et à qui on propose de donner leur avis sur des produits "surprise" (comprenez sans marque identifiable). L'ensemble du marché n'y est pas représenté (ne participent que les marques en faisant la demande), mais les critères sont très stricts et, à mes yeux, le petit logo magique est bel et bien un gage de qualité. Chaque année, il vient récompenser un produit par catégorie. Plus de détails ici.
le logo magique en pas petit
J'ai donc assisté à mon premier évènement beauté. Ouais, le premier. Impressionnée, j'étais en arrivant et gâtée pourrie, j'étais en repartant.
Bah oui, qui dit évènement beauté dit stands avec des gentilles ambassadrices des marques entièrement à votre écoute et qui connaissent leurs produits sur le bout des doigts.
Ce mardi, j'ai pu découvrir (ou redécouvrir) une partie des marques lauréates : Cinq Mondes, Biocyte, Dessange, Garancia, Melvita et SVR. Pas n'importe quoi, donc.
la récolte du soir, avec en prime mon premier craquage chez 2B (revue à venir)

Bon, comme par hasard, j'ai foncé au stand Melvita, qui est l'une de mes marques de références. Vous savez, celles qui ne sont pas fait racheter par L'Oréal un grand groupe, qui se sont développées sans renier leur philosophie (chez une marque bio, c'est pas vraiment du luxe, mais bon) et surtout qui te vendent des produits efficaces et pas des promesses intenables.
Partant du principe que je me colle déjà pas mal de chimie sur la couenne et sur les griffes, je tente de passer au tout bio pour le soin.
Donc, Melvita, chez moi c'est pour les mains, les lèvres, le visage, le corps et plus récemment les cheveux. Et ma foi, jusque là, pas de mauvaise surprise, même pas de random allergie comme ça m'arrivait souvent avant. Pas non plus de grosse déception, à part peut-être le contour des yeux à la rose, qui en fin d'hiver n'est vraiment, mais alors vraiment pas assez hydratant pour la peau hyper fine en dessous de mes yeux. Je vous en reparlerai !

Sinon, Melvita, c'est du sans faute à chaque nouvelle tentative. Cette année, leur Gelée fraîche désaltérante a remporté l'un des prix. C'est de la triche, elle fait déjà partie de mes basiques depuis sa sortie en 2012. La marque nous en offrait gracieusement un flacon accompagné d'une autre de leurs nouveautés : L'or Bio Huile extraordinaire que je ne connaissais pas encore.

je vous rassure, on les a eues avec les boîtes.
L'huile sent terriblement bon, une odeur douce, presque sucrée mais pas du tout écœurante (c'est une anti-fan d'Angel et autre Lolita Lempicka qui vous parle). Un truc vraiment tout doux qu'on aimerait que ça reste, mais bio oblige, l'huile ne fait pas office de parfum. Gros avantage, ça te permet de mettre le tien par dessus sans croisement foireux qui pue.
Et en prime, c'est une huile sèche. Ce qui veut dire que ta peau, elle la boit dans la seconde qui suit l'application, le tout sans laisser de film gras. Et pour moi, jusque là, l'huile, ça me donnait un bon prétexte pour me balader à poil dans mon appart sans rideau voulait dire poireauter au moins 5-10 minutes avant de pouvoir enfiler une fringue. J'ai donc vécu un genre d'épiphanie en la découvrant.
Epiphanie qui se renouvelle à chaque fois que j'en mets, au moins une fois par jour, donc.

Sur la boîte, il est indiqué "visage, corps, cheveux". Pour le visage, j'ai pas encore testé, mais elle est approuvée par mes cheveux, mes mains, mes jambes archisèches et mes pieds. J'en rachèterai.
Un gros gros gros coup de cœur, donc.
Et comme à leur habitude, les démonstratrices étaient adorables. Tout autant que les vendeuses de la boutique de la rue de Rennes à Paris.
Melvita, je t'aime, continue comme ça !

Je reviens très vite vous parler d'une chouette marque de cosmétiques, 2B cosmetics, qu'elle s'appelle ! C'est LA marque qui est en train de me faire revoir mes positions sur le maquillage à prix accessible.

mercredi 1 mai 2013

le goût du luxe

Comme à peu près toutes le détentrices de la carte Sephora, j'ai reçu mon petit bon de la tentation ruineuse  20%. Et j'avais besoin d'un anti-cernes digne de ce nom. J'ai passé environ tout l'hiver à fignoler mon regard de zombie à coup d'écran de PC (et aussi parce que j'ai une prédisposition génétique).
ma tête à la fin de l'hiver, genre plus blanche, je peux pas sauf si on me vide de tout mon sang.
Reprenons l'historique. Les cernes, c'est ma nemesis cosmétique. Je ne me rappelle pas de mon visage sans au moins une petite ombre rosée sous les yeux, même sur les photos d'il y a 10 ans. Kikou les gènes arabes. Cela fait donc un paquet d'années que je teste à peu près tous les anti-cernes qui ne me tombent sous la main.
J'ai commencé avec du Gemey (liquide avec embout mousse), puis il y a eu Body Shop (idem), MAC (stick et liquide), YSL (la touche éclat n'est PAS un anti-cernes, sachez le), MUFE (les HD machins qui faisaient baver mon mascara), Bare Minerals (jamais trouvé la bonne teinte) et enfin Laura Mercier (en pot, sauf que ça faisait encore plus baver mon mascara). Bref, il y en a eu dans toutes les gammes de prix, et ça n'était jamais parfait.
Et récemment, j'ai commencé à m'intéresser aux produits pour le teint et fini par adopter la super BB crème Erborian (en doré, formule normale, un gros coup de cœur, j'en reparlerai). J'ai faiblement pensé que leur BB light pour les yeux serait tout aussi super... Bon, ok, c'est pas mal, mais question couvrance, c'est vraiment pas ce qu'il me faut sans parler la teinte qui me donne une tête de hibou sous amphets si je mélange pas avec la BB crème. Pas l'éclate donc.
chez Nars, ils donnent l'air de savoir ce qu'ils font, et en plus, y'avait plein de couleurs.
 Puis, hop, y'a eu les 20%, j'ai entendu un peu de bien des derniers bébés de chez Nars et de chez Benefit et je me suis dit "soyons fous, mettons le paquet" (oui, je me parle, et à la première personne du pluriel en plus). Premier Sephora, celui de Rivoli, tout de même, échec, introuvable.

D'où mon pélerinage aux Champs l'autre midi.
Je les ai trouvés, j'ai swatché deux trois couleurs, aucune n'étant totalement raccord, j'ai hésité. C'est quand on hésite qu'on devient une proie à vendeuse, sachez-le. Erreur de débutante, j'ai répondu oui à la jolie vendeuse qui me proposait son aide.
Les Nars n'étaient vraiment pas top top sur moi : couleur trop jaune ou trop rose + texture qui marque sur ma peau super fine. La vendeuse est donc revenue avec un petit tube magique sur lequel il y avait marqué Armani, a.ka. la marque qui fait du fond de teint à 60€. Et en plus, sur le petit tube, y'avait marqué le même nom que la gamme du fond de teint au prix d'une semaine complète de bouffe.

Intérieurement j'ai collapsé, tandis qu'extérieurement je me baissais gracieusement pour que la vendeuse (que je dominais d'une bonne tête) puisse me tapoter gentiment la paupière du bas. J'avoue, j'étais bluffée : texture ultrafine + couvrance de ouf + teinte parfaitement raccord même si je la soupçonne d'avoir mieux dosé l'Armani que le Nars. Genre le Graal des anti-cernes qui en plus fait soin (la caféine est ton amie), même si question prix entre le Nars à 26€ et l'Armani à 38,50€n d'vait y'avoir moyen d'trouver quequ'chose.

Et là, j'ai perdu le contrôle et j'ai cédé. Après le passage en caisse, j'ai regretté, pas regretté, voulu échanger, culpabilisé d'avoir mis ce prix-là dans un anti-cernes malgré son évidente supériorité. Je suis même allée jusqu'à retourner dans un autre Sephora pour recomparer avec les Nars. Les Nars n'y étaient pas. Je suis rentrée et j'ai finalement décidé de le garder.
le swatch avec une lumière tout pourrite.
Un petit tube de 15 mL, sobre classe, mais peut-être pas tout à fait adapté à la texture très très fluide du produit. Celui-ci à tendance à couler un peu trop alors qu'il en faut un tout petit peu. Astuce : il peut aussi servir de correcteur / illuminateur plus couvrant que la Touche Eclat d'YSL. Il s'applique aussi bien au doigt qu'au pinceau. La bestiole est également bien pourvue en micro nacres qui vont se faire une joie de te flouter les ridules.On peut l'appliquer avec ou sans fond de teint / BB cream, par dessous ou par dessus, en une ou deux couches, l'anti-cernes Maestro, il est pas vraiment farouche.
Question compo, il contient de la caféine censée drainer un peu ton dessous de l'œil, pour le reste, j'ai pas trop cherché, on reste dans de la marque conventionnelle de parfumerie, donc je me doute qu'il doit y avoir des silicones et d'autres joyeusetés dans le genre. 
ici, on samuse.
Et voilà le résultat sur mes magnifiques cernes, toujours sans fond de teint. Elles n'ont pas complètement disparu, mais elles se sont faites vachement plus discrètes et plus facilement maquillables. Si le premier passage ne suffit pas, on peut y revenir par exemple après avoir fini son maquillage des yeux.

Au final, pas de regret, même si je ne suis pas sûre de le racheter quand je l'aurai épuisé. On s'habitue même au produit qui coule un peu trop vite, même si, vu le prix, on aurait pu s'attendre à un packaging un peu mieux étudié ( pour rappel, ils ont collé leur fond de teint de la même gamme dans un flacon à pipette, je dis ça, je dis rien).


* correcteur anti-cernes Maestro de Giorgio Armani, disponible en 6 teintes, 38.50€, disponible chez Sephora et en grands magasins *

dimanche 14 avril 2013

Nailstorming #1 Tetris pas triste

Aujourd'hui, il faisait beau, il faisait chaud, j'avais envie de couleurs. Pour commencer, j'ai sorti le débardeur vert, les chaussettes assorties, le gilet bleu, puis j'ai fini par enlever le gilet puisque j'avais trop chaud (bisous, la météo folle) et en me liquéfiant sur le canapé, je me suis soudain souvenue qu'il y avait un thème sympa pour la dernière SNB le premier Nailstorming. Merci au passage à Odile, Andreia pour avoir initié le truc et à Emma pour avoir repris le flambeau (et pondu un logo que je n'ai compris que cet aprem -_-).

en fait, la tête bizarre est un flacon de vernis, merci mes yeux qui comprennent à deux à l'heure.

Nailstorming #1, donc, avec pour thème, un jeu emblématique né la même année que moi : le cultissime Tetris.
J'étais un peu inspirée, j'avais toujours cette envie persistante de couleurs, alors j'ai dégainé le caisson à vernis et, en avant le solvant.
J'ai opté pour une base blanche et non pas noire je suis trop une rebelle, tavu et je pensais faire un genre de Tetris ombré bleu/vert.

 

 Tout ça partait plutôt pas mal, quand survint un accident.




Le temps de refaire un ongle (ce qui va infiniment plus vite quand on fait une seule main), j'ai changé d'avis sur les couleurs. Non, je ne suis pas une girouette.

1/ Fiver - 2/ Kerfuffle - 3/ Trout Pout - 4/ Slapper 5/ Spring Green - 6/ Greenberry - 7/ Buttler Please
 Ok, l'assortiment tient la route, zou, c'est parti.



pour les numéros, la légende, c'est deux images plus haut.

Bon, le temps de rerater et de recommencer deux ongles, je suis arrivée à ça. C'était déjà pas mal pour une première fois dans le genre, et à main levée, s'il-vous-plaît.
Bim, deuxième couche de Poshé, un petit coup de stylos à nail art : noir pour le cerne, blanc pour le relief. Et c'était terminé.

et le résultat, pas tout à fait rectiligne partout, mais je suis assez fière de moi.
Le tout avec le facteur démotivation du Chat qui m'a demandé pourquoi j'avais pas fait une manucure au scotch pour que ce soit plus droit. Merci le Chat. En tout cas, je garde l'idée, et je la déclinerai sûrement de nouveau avec autre chose que les couleurs de départ. A suivre, donc !

mardi 19 mars 2013

éloge du naturel

Le retour de la blogueuse intermittente !

Bon, j'ai passé deux jours à m'énerver autour du sexisme après avoir lu cet article. J'ai cogité, vaguement débattu, tenté de faire un autre blog dessus. Relu d'autres articles, et bizarrement, dérivé sur la chirurgie esthétique. Et c'est de ça dont je vais parler aujourd'hui, étant donné que j'hésite encore sur comment / dans quel ordre faire ma série sur la routine (et aussi un peu parce que ma peau me fait des blagues en ce moment).

La chirurgie esthétique, donc.

Lindsay Lohan, 26 ans (source people.voila.fr)

J'insiste bien sur le terme esthétique. Outre le concept philosophique du même nom, l'esthétique c'est, en résumé, un ensemble de critères d'apparence (forme, couleur, taille...) qui correspondent à notre goût personnel du beau.
Goût. Personnel. Beau. Bim, trois autres chausse-trappes de philo. Donc, en gros, s'efforcer de ressembler à un truc qui nous plaît, nous humains de 2013 avec les trop nombreux moyens mis à notre disposition. Bon, le maquillage et l'épilation, j'ai rien contre. La chirurgie à la base non plus. Quand c'est pour reconstruire un visage de brûlé, changer de sexe, remodeler un sein après un cancer ou rattraper de petits problèmes d'ego qui s'affaisse en même temps que l'ovale d'un visage, ok.
Mais après, y'a ça. Vous l'avez certainement déjà vue, c'est Jocelyn Wildenstein, l'un des exemples actuels les plus délirant depuis feu Mickael Jackson.



On nous vend toujours le côté glamour des pattes d'oies qui disparaissent, des paupières qui remontent ou des seins qui gagnent un bonnet, mais on oublie aussi facilement que ça reste de la chirurgie lourde (anesthésie, scalpel, drains, sang, lymphe, sutures) et que ce n'est pas sans incidence.
Les media ne semblent s'en souvenir que lors de faits divers cradingues ou pour pointer des exemples du type de la Jocelyn. Des émissions à haute teneur intellectuelles s'y intéressent d'un peu plus près et s'émeuvent du sort de telle ou telle personnalité qui a encore eu recours à des injections de botox et qui désormais n'est plus en mesure de hisser ses deux sourcils au même niveau (un grand classique).
En revanche, la dimension psychologique de l'addiction au passage sur le billard, à part dans Nip/Tuck, je n'ai encore rien vu de sérieux et grand public que la question. Si quelqu'un a des sources, je prends. Mais de toute façon, je ne suis pas là pour parler de ça.

Orlan, plasticienne (source lewebpedagogoque.com)

Pour moi, la chirurgie esthétique, c'est un peu le stade ultime des modifications corporelles. Se faire gonfler les lèvres, ça relève pour moi du même procédé que de se faire tatouer ou piercer. C'est "pour faire joli", ce que je disais au début.
Mais pour faire joli aux yeux de qui, les nôtres ? Ceux des autres ? Quelle est la puissance de la pression sociale, des diktats ? (Je pense tout particulièrement aux filles de 16 ans qui se font gonfler la poitrine ou redresse le nez alors qu'elles n'ont pas encore atteint leur "forme définitive".) Ce que nous pensons être des goûts personnel le sont-ils vraiment ? Qui est arrivé en premier : l'œuf ou la poule ? 
Quelles peuvent-être les motivations de ces femmes et de ces hommes qui changent totalement de visage et/ou de corps à coups de bistouri ?

A chaque fois que je suis confrontée à des visages ravagés (j'ai pas d'autre mot) que ce soit en photo ou dans la vraie vie, je ne peux pas m'empêcher de me le demander. On voit que c'est fait, refait et même rerefait, on n'arrive plus à avoir la moindre idée de ce que à quoi pouvait ressembler le visage ou le corps de départ. Et ça n'est pas sans rappeler le tuning, vous savez, cette pratique qui vise à transformer en véhicule spatial d'une dimension parallèle une innocente voiture.

pour moi, il y a quelques similitudes
On enlève un peu de ça, on en rajoute un peu par ici, on tend, on déplace, on en rajoute encore et puis euh... dites, ça ressemble plus à grand chose, là, en fait.
Non, parce que quand le haut du front coïncide avec le haut du crâne, ça veut peut-être dire qu'on a un peu trop tiré. Pareil pour les pommettes ultra proéminente et fixes, et les saucisses à la place des lèvres ou un visage autrefois mutin ayant acquis l'expressivité d'un tabouret. Ces gens espèrent-ils sembler encore un tant soit peu naturel ?

Un autre point me frappe finalement, c'est l'apparition d'un faciès typique des abus de chirurgie : le front tout lisse, le petit nez triangulaire, les lèvres qui semblent sur le point d'exploser et les pommettes tendues à craquer. Ou alors, les chirurgiens esthétiques travaillent pour les extraterrestres et nous colonisent peu à peu en remplaçant par des cyborgs presque parfaits tous ceux qui passent entre leurs mains. Non, vraiment ?

sérieusement (source le JDD)

J'avoue, je me suis un peu fait plaisir à chercher des belles images bien sympathiques. Mais le questionnement est réel. Vouloir se plaire un peu plus, oui, moi la première (t'façon, j'aurais beau jeu de prétendre le contraire avec tout mon stock de maquillage et mes soutiens-gorge pigeonnants) mais payer des fortunes pour avoir ensuite l'équivalent d'un gros tampon REFAIT(E) au milieu du front, j'arrive pas à saisir.
 
Et puis, surtout, à quoi vont ressembler les gamins ?

big up à Carla
Je vous laisse, faut que j'aille me maquiller avant de sortir et je suis en retard.

jeudi 14 février 2013

gouzi à la Reine

Comme je le disais hier, la manucure, c'est aussi fait pour s'amuser. Du coup, j'en ai refait une aujourd'hui. L'occasion de refaire un minipost, donc.

Mon choix s'est porté sur All Hail To The Queen de Butter London, encore. 

la fine équipe, starring le Choupilapin
Un truc discret, mais raffiné pour se faire des jolis ongles les jours de manque d'inspiration. Non pas que je le trouve passe partout, loin de là, mais, avec sa teinte ni tout à fait taupe, ni tout à fait marron glacé, entre le chaud et le froid, pas tout à fait opaque (ici posé en 2 couches), le tout avec un petit shimmer argenté ou rose selon la lumière, il est parfait pour les jours où on hésite.

Puis comme j'avais délaissé She Walks In Beauty, hop, posé en accent nail dégradé. Le doré irisé un peu froid avec ses paillettes rosées s'assortit à merveille avec la fausse simplicité de All Hail To The Queen.

vazy l'gros plan pour bien voir le shimmer et les paillettes et mes cuticules pourries
Et pour terminer, le petit comparatif lumière naturelle (grise pourrie flotteuse) V.S mon ampoule  à incandescence (j'aime pas les fluocompactes).

Le tout a joyeusement été top coaté au Hardwear de Butter London que j'aime de plus en plus.

<effort de politesse> Mes cheveux en pétard et moi-même, souhaitons une bonne Saint Valentin à celles et ceux que ça intéresse <3 </effort de politesse>

mercredi 13 février 2013

SNB#41 accidentelle Saint Valentin

Au départ, je me suis dit que le thème de la SNB de cette semaine n'était pas pour moi. Je n'aime pas vraiment cette "fête". Puis bon, le hasard m'a ratrappée, il était caché dans un flacon de vernis que je n'avais pas encore testé : Rosie Lee de Butter London.



A la base, je voulais un truc sobre avec pour base le beige Cuppa, toujours de chez Butter London, acheté en même temps que Rosie Lee et toujours pas posé lui non plus. A savoir que je swatche très rarement mes vernis avant la première vraie pose, et que du coup, j'ai tendance assez facilement à partir en impro, ce qui est justement arrivé aujourd'hui.


Cuppa : un joli beige mastic comme je les aime. Vous savez, les trucs neutres qui dégoûtent les gens, justement parce qu'ils sont... neutres, ben moi, j'adore, je trouve que ça fonctionne super bien avec ma peau qui a des sous tons de jaune. Donc, j'ai posé, Cuppa, je suis tombée amoureuse de lui.

non, cette photo n'est pas floue, la preuve, on voit mes cuticules pourries qui ont préparé du couscous juste avant.
Mais comme je ne souhaitais pas en rester là, j'ai ensuite dégainé Rosie Lee dont je souhaitais me servir en accent nail, les autres doigts étant censés recevoir le non moins magnifique She Walks In Beauty de A England. Rosie Lee, c'est un superbe rose ancien qui sentirait presque la poudre de riz et qui te fait aimer le rose même quant tu es habituellement incapable d'en porter. J'ai posé Rosie Lee sur mon annulaire, j'ai rangé She Walks..., j'ai mis du Rosie Lee partout. J'ai fixé mes doigts comme une andouille et j'ai réalisé que j'avais fait une manucure de Saint Valentin.

Fail.

non, vous ne rêvez pas, y'a du rose et des paillettes, et pourtant, j'adore le résultat.
Mais du coup, vous en profitez et j'ai compris que le gradient nail pailleté était un allié de choc pour mes grandes paluches aux ongles courts. (Ben oui, le nail art, ça sert à s'amuser et à coller des paillettes partout, mais aussi à mettre ses mains en valeur, CQFD.)

une dernière pour la route
Point info supplémentaire, cette manucure est la première que je réalise de A à Z avec du Butter London, et la petite a résisté vaillament à deux heures de poterie juste après !
A prévoir, bientôt un petit comparatif des cinq différents accélérateurs de séchages testés à ce jour. Et promis, She Walks In Beauty reviendra pour de nouvelles aventures.

mardi 5 février 2013

threesome parfumé

Les odeurs, c'est comme les fesses, c'est personel. Intime, même. Paraîtrait que c'est celui de nos sens qui est ancré le plus profondément dans notre mémoire, et qu'il existe des thérapies olfactives pour soigner les amnésiques. Paraîtrait aussi que sur les cinq sens, c'est la perte de l'odorat qui est la plus handicapante.
Les odeurs, et par extension, le parfum, c'est un truc vachement important, et, j'en suis convaincue, pas que pour moi. On a tous quelque part dans notre tête des souvenirs très forts liés à une odeur particulière : l'eau de cologne d'une grand-mère, l'afert-shave d'un oncle élégant, un blouson en cuir, un gâteau au four... ou encore un couloir d'hôpital, une pile de linge oubliée.
Les odeurs, c'est la nostalgie, le truc qui fait tilt alors que tu pensais l'avoir oublié, bien rangé, loin dans ton passé. Alors que non, ça revient, frais comme au premier jour avec toutes les émotions qui vont avec, positives, comme négatives. Par exemple, à cause d'un garçon indélicat, des années après, j'ai toujours en horreur un certain parfum marin qui, dans ma tête, reste associé à "gros connard".

Cessons, de tergiverser, et rentrons dans le vif du sujet : le threesome parfum. (Non, ce titre n'était pas du tout une tentative de racolage.)

Nos gentils magazines féminins nous rabâchent le fantasme  de l'Homme du Parfum De Notre Vie tout en nous vantant trois pages plus loin,de manière totalement objective, les jolies nouveautés de la saison teeellement originâles, et qu'on doit absolument adopter pour suivre la tendance. Le tout bien sûre en édition limitée avec des flacons au design souvent douteux mais toujours étudié pour emmagasiner un maximum de poussière. Vous savez déjà le mal que je pense des "tendances", le parfum rentre aussi dedans.
Et encore, je ne vous parle pas des "égéries", mais ça, ça méritera un article entier tellement j'ai à dire dessus.


contre exemple d'égérie dont il existe aussi une version non censurée

Mon parfum, je le choisis toute seule comme une grande et j'ai appris à rembarrer les vendeuses un poil trop zélées grâce à une phrase magique. C'est cadeau, je vous la donne "non merci, je suis fidèle à [random nom de parfum]", variante snob "non merci, je porte un parfum qu'on ne trouve qu'au Japon", variante ouin-ouin "non merci, je ne supporte pas le parfum, ma peau est trop sensible".
Bon, en l'occurrence, le parfum, je n'en ai pas un, j'en ai trois. Ouais, j'suis une gourmande. Et pas n'importe lesquels, en plus.


(ayé, j'ai sorti un vrai appareil photo)

J'ai toujours eu un faible pour les odeurs ambrées, musquées, et de toute façon, les autres ont une fâcheuse tendance à ne pas tenir (les floraux et les fruités, cette blague) ou à atrocement  virer (sur moi, Sa majesté la rose se met à sentir très fort le pipi de chat). J'ai donc depuis longtemps appris à choisir mon parfum toute seule comme une grande et surtout, à tester sur plusieurs jours le rendu sur ma peau et ma tolérance (team migraine). Astuce, quand on demande gentiment, on obtient quasiment toujours un échantillon, les parfumeries ont d'ailleurs des tubes spéciaux pour ça.


A force de passer tout mon temps libre de temps en temps dans les rayons parfumerie, j'ai fini par tomber sur une petite pépite : Ambre Sultan de Serge Lutens. Coup de foudre olfactif, puisque sur ma peau, il sentait comme une de mes odeurs doudous, Opium, le mythique, mais sans la note de pisse la touche de civette. Un parfum capiteux, oriental, presque masculin. C'était il y a cinq bonnes années, il constitue toujours ma base. Et apparemment, les Serge Lutens se trouvent de plus en plus facilement, si ça vous dit d'aller le sentir, on le trouve chez Sephora, Marionnaud, ou dans les grands magasins type Printemps / Galeries / BHV ou carrément aux Jardins du Palais Royal, la maison mère à Paris...


Quelques temps après, le snobisme n'aidant pas, je suis allée traîner mes narines vers chez Guerlain, attirée par leur toute nouvelle gamme "Guerlain Maître Parfumeur" (edit : Maître et non pas Artisan, shame on me, j'ai fait un amalgame). Et le permier parfum, c'était ça : Spiritueuse double vanille. Des notes de vanilles (oui, parfaitement, DES vanilleS) et de rhum, deux de mes arômes préférés dedans les gâteaux, plus la sensoualité, blabla... Et sur moi, c'était encore le jackpot, encore un truc capiteux, presque sexuel, il me le fallait. Guerlain, tout le monde connaît, mais Guerlain Artisan Parfumeur, c'est déjà plus le même domaine, et en plus d'être indécemment cher, celui-là, c'est une vraie tannée pour mettre la main dessus : Sephora Rivoli ou magasins / corners Guerlain, et pas ailleurs. C'est d'ailleurs pour ça que personne ne le connaît.


Bon, à partir de là, j'avais commencé à bien cibler ce qui me convenait. Mais je continuais à renifler des fioles par-ci par là, et bim, j'ai flashé sur un troisième petit : Chergui, toujours chez Serge Lutens. Toujours les mêmes notes d'encens capiteux, mais avec un voile de poudre pour adoucir le tout.
Et le plus fort, c'est que tout ce petit monde se mélange divinement bien et me permet de faire mes combinaisons persos et d'ajuster à mon humeur du jour. C'est pas beau, tout ça ?



J'ai donc finalement réussi à éviter le piège à fric des déclinaisons commerciales et mon côté psychorigide sens personnel de l'esthétique se retrouve dans le design épuré des flacons. J'assume, et en plus, ça se range super bien.
L'étape d'après, ce serait le parfum sur mesure, mais je n'ai pas encore osé franchir ce cap.