samedi 29 septembre 2012

comment je suis tombée dans le vernis à ongles

Les ongles laqués m'ont toujours intéressée. Je trouve ça joli, classe, féminin (sic). Mais jusqu'à récemment, j'étais infoutue de faire une pose de vernis correcte : des cuticules, du coloriage qui déborde, des pâtés, des trous, les ongles qui finissent tachés, secs, etc. Même en investissant dans du matos, de la patience et des OPI, rien n'y a fait, je me faisais toujours des manucures de souillon (tout en étant presque ambidextre, double vexation).
Et puis, en mai, je me suis retrouvée avec le dos bloqué. Coincée dans un fauteuil à ne rien pouvoir faire à part lire et traîner sur le Internet. Et j'ai basculé du côté obscur : celui des blogs beauté, et plus particulièrement de ceux causant de Nail Art.
Au début j'ai ricané méchamment en voyant des trucs franchement improbables, du vernis aussi mal posé que le mien, sur des ongles vilains ou trop long, des couleurs difficilement descriptibles et des dessins dont il me semblait impossible de faire l'éloge. Et puis, y'a eu Pshiiit, et j'ai arrêté de rire pour envisager les choses beaucoup plus sérieusement. Non seulement, ses trucs étaient proprement réalisés, mais en plus, ce qui ne gâchait rien, elle s'est avérée avoir du (bon) goût. J'ai découvert à quoi servait un accélérateur de séchage, le dotting tool, le stamping, les vernis 3 free, les marques américaines et tout l'univers de la manucure moderne.

C'est alors que ma CB a pris feu.

Je sais pas, j'ai vu des couleurs, je les ai toutes voulues. Avec les accessoires. C'est pas ma faute.

Cinq mois plus tard, j'ai une caisse pour ranger mes jouets mon matos, le placard de la salle de bain a subi une réorganisation partielle. Je fantasme sur le jour où j'aurai la place de me faire une coiffeuse avec vernithèque. Et surtout, j'ai enfin appris à faire les choses proprement : base, couche n°1, couche n°2, top coat qui fait sécher plus vite, le tout sans déborder et avec le bon timing pour pas tout pourrir derrière. Je fais du gradient, je stampe, j'assortis mes ongles à mes fringues et je découvre les vertus annexes : la détente (focalisation sur autre chose que les mauvaises nouvelles de la journée, par exemple) (et non, c'est pas les solvants) et la fierté d'avoir fait ça toute seule comme une grande.

Alors oui, la manucure maison, ça poutre, définitivement.

mardi 25 septembre 2012

le temps qui passe

souvenir de vacances
Ce week-end, j'ai eu 28 ans. Il paraît qu'il y a des filles qui le vivent mal, parce que 28 ans, ça veut dire bientôt 30, et que 30, dans la tête de pas mal des gens ça va avec le pack mariage-enfant-monospace-pavillon-labrador. Si, si. Ne mentez pas. Ce n'est pas qu'un rêve de planquée plan-plan, y'a aussi des fêtardes pas farouches qui se sentent prises de panique à l'approche de la trentaine.
Soit.

Pas moi. Sérieusement.

Ok, l'idée d'un engagement à long terme avec quelqu'un (homme, enfant) ou quelque chose (animal, appartement) me laisse encore plus que vaguement dubitative. Ça te passera, rétorquera ta tata réac (vécu). Question de génération,dirons certain (aaah, les ados attardés). Histoire de stabilité, arguerons d'autres (ben oui, être smicard en région parisienne, c'est pas super confortable). Bla, bla, bla. Tout ce que je sais, de mon petit point de vue à moi, c'est qu'aujourd'hui, je n'en suis pas là. Je tente une vague reconversion professionnelle, je ne suis pas encore indépendante financièrement et oublier ma pilule me fait suer d'angoisse. Bon, stop, on est sur un blog beauté et pour me touille le nombril et le cerveau, j'ai une psy.

Alors, tout ça pour vous dire quoi. Tout ça pour vous dire qu'il y a déjà quelques temps, je me suis fait une promesse : résister au maximum aux sirènes des cosmétiques arnaques et de la chirurgie.
En clair, je ne crois pas plus aux crèmes antirides qu'aux crèmes anticellulite. Le seul effet liftant ou amaigrissant qu'on peut leur reconnaître, c'est sur tes finances. La crème anticellulite, je me suis acharnée. Toutes les gammes de prix, en suivant ou non les recommandations, effet, que dalle. Ma cellulite, c'est ma meilleure copine depuis mes 13 ans (sic), le plus simple, ça reste encore de faire la paix avec (merci Mona Chollet).
Par extension, j'ai donc pensé que la crème antirides, c'était la même chose, à savoir une vaste arnaque. Puis, par expérience, m'est avis que se badigeonner de crème, ça ne rattrapera jamais des années d'excès ou d'absence d'entretien de sa peau. Emplâtre sur jambe de bois, comme dirait ma grand-mère. Pour de vrais résultats, il reste la chirurgie, mais ça, ça mérite un post à part entière pour dire tout le mal bien que j'en pense.
 
Pour le moment, je pense donc que les hydratants sont les meilleurs amis de mon délicat minois avec l'eau, le sommeil et une alimentation saine. On en reparle dans dix ans.
Après, je sais qu'on n'est pas tous égaux devant l'âge, ce grand ennemi de ton "capital séduction" mais quand je regarde ma mère, ça va, je suis pas trop inquiète. Et ayant déjà chopé l'option cellulite, je me passerai bien de celle qui me ferait une fasse de Shar Pei prématuré.

Remarque de fin vaguement vénale, quitte à claquer un fric indécent dans des cosmétiques, autant que ça se voie. Je vote donc pour le maquillage, ça réduit la marge de déception.

mardi 18 septembre 2012

day off

Après 27 ans, presque 28, de cohabitation avec ma tronche, j'arrive à sortir sans maquillage dans la rue. Oui, madame. Même depuis que j'ai appris à faire parfaitement semblant et que mon attirail de produits pour le teint me permet d'avoir l'air de rentrer de vacances quand ça me chante.

avoir l'air naturel, ça se travaille.


Ce matin, donc, après une nuit de 9h (avec un réveil à 7h30, faites le calcul), mes yeux bouffis et largement cernés ont tenté de m'envoyer un message. J'étais pas assez réveillée, j'ai pas compris. Démarrage du matin, sauter dans le RER avec le Chat qui partait travailler pour avoir le temps de choper le soixante dix-huitème (et cinquième nude mat de ma vernithèque, je vous ai déjà dit que j'étais une tarée du vernis à ongles ?) et d'arriver à l'heure à mon rendez-vous matinal.
Mission réussi, sauf qu'entretemps, mes sinus ont rejoint mes yeux dans la tentative de communication de mon corps avec moi-même.

Sauf que là, j'ai compris. Et ce fut le drame. Le Chat ayant été malade tout le week-end, j'avais joué les infirmières fanfaronnes que les microbes ignorent. Oui, bon. Sauf que météo anglaise + dormir avec quelqu'un de malade = bien fait pour toi, andouille.

L'équation du jour a donc consisté en chaud à transpirer, puis froid à frissonner dans la minute qui suit, maux de tête permanents, concentration de poisson rouge, vertiges surprises style montagnes russes, nausées, puis affamées dix minutes après, perte de notion du temps, sommeil éclair, légume, même pas envie de chocolat. Il y a des gens qui prennent des substances pour ça, il paraît.

Ah, oui, le rendez-vous surprise de Pôle Emploi dans l'aprèm a définitivement ajouté au charme de cette journée molle. Mais comme j'étais défoncée, tout est allé pour le mieux et la seule vraie activité de la journée à consisté à lire des magazines de pétasse, et donc à avoir plein de nouvelles idées pour raconter des choses ici et commencer à faire de vrais articles.


mouais.


Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, j'ai osé sortir avec cette tête là. Sans maquillage, parce que ça ne vaut rien et que j'avais envie de partager ma tête de zombie avec les gens. (Promis, la semaine prochaine, je range mon iPhone et je sors mon vrai appareil photo.)

vendredi 14 septembre 2012

l'ombré hair par L'Oréal ou la fausse bonne idée de la rentrée

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, quand on retrouve une tendance forte dans la grande distribution, c'est qu'elle sent déjà grave la saison précédente.
Démonstration avec le cas de l'ombré hair par L'Oréal.

agression au détour des pages d'un Grazia
Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas encore, l'ombré hair, c'est cette tendance limite mauvais goût exhumée par l'Anglaise Alexa Chung il y a bientôt deux ans. Avec l'équation Outre Manche + papesse de la mode zarbi, forcément, l'idée lui a été piquée par tout ce que le monde pouvait compter comme actrices/people/présentatrice télé/wannabe connue. Et ce que l'on pouvait autrefois appeler repousse de décoloration mal entretenue est devenue une tendance lourde.
kikou, on est toutes coiffées et colorées pareil, on est trop coules, hi hi hi !
Parce que oui, bon, L'Oréal, ils ont beau avoir du pognon et dominer le marché mondial des cosmétiques tous domaines confondus, ils n'investissent que quand ils sont sûr que ça va leur rapporter ENCORE plus. Donc, ça y est, ils ont sorti le kit magique pour que même les nanas qui achètent leur colo en supermarché puissent se flinguer gentiment la kératine par le bas.
Au début, c'était rigolo, un peu comme quand les hipsters ont commencé avec leurs barbes de bûcheron combinées à une coiffure  de bad boy années 50. Puis on a commencé à en voir beaucoup, puis trop, et là, ça devient franchement ennuyeux. L'ombré hair, c'est y'a 6 mois qu'il aurait fallut le faire, les filles. Là, vous êtes simplement des suiveuses. Et tout le monde sait qu'adopter une tendance en montant dans le wagon du fond, ça pue. Cerise sur le gâteau, avec les kits vendus en supermarché par tonton L'Oréal, ça vous garantit de retrouver cette tendance dans des départements où la 3G frise encore la légende urbaine rurale. Racines grasses en prime.

Alors pitié, pitié, les filles, épargnez-nous ça et épargnez vos longueurs. Ou alors, faites au moins des trucs marrants ou un peu plus couillus. Le mauvais goût assumé restera toujours infiniment plus malin que la copie pure et simple. Et rappelez-vous aussi qu'une décolo transformera vos cheveux en paille et que vous ne pourrez JAMAIS les récupérer (expérience personnelle).


Cheers.

mardi 11 septembre 2012

c'est la rentrée

Dans la vie, j'aime des trucs. Plein de trucs. Tout irait bien si je savais à peu près choisir. Manque de bol, ça j'ai du mal.
Et c'est là que tout se complique : je mets sur un même plan le dessin, la photo, les arts graphiques, la lecture, le yoga, la cuisine, les fringues, les cosmétiques, la déco, l'esthétique japonaise classique et des choses aussi exotiques que la dermatologie, le design textile, la biologie, les jardins, l'architecture romane, le genre, les relations humaines, le féminisme, l'humour anglais (aucun lien entre les deux catégories) et j'en passe. Blam. Je vous fais également grâce des 60 idées par minutes qui circulent dans mon cerveau de gauchère mal latéralisée.
Bref, dans la vraie vie quotidienne de tous les jours, tout ça s'organise assez bien, mais quand il s'agit d'extérioriser, et d'en faire quelque chose... j'hésite, je rature, je décroche, j'y reviens, et souvent, je ne termine pas. Ce blog doit être environ ma cinquième tentative. Au bas mot.
Puis l'autre jour, une créature aux cheveux bleus était de passage dans cette douce et riante cité qu'est Paris et avait organisé un pot avec qui voulait bien venir voir sa tête de thon en vrai. Première question "et toi, ton blog, c'est quoi ?". Ah oui, tiens, c'est vrai.
L'idée a donc fait son chemin dans ma petite tête. Je cohabite depuis bientôt 28 ans avec une peau sensible et vaguement intolérante (Clinique, ça pique), je suis capable de remplacer une vendeuse Sephora au pied levé, j'ai une caisse de vernis à ongles, je m'esquinte les yeux pour lire les étiquettes de ce que j'achète et mon amoureux couine dès que je reviens avec un nouveau produit (soit au moins une fois par semaine). Puis bon, à force d'en consommer à haute dose, fallait bien que ça arrive un jour.


Me voici donc dans l'aventure.
Je ne vous promets rien, mais ici, vous trouverez :
- des revues de produits
- des astuces, des idées
- de la chronique de tendance beauté
- des photos de moi (mais pas que, avec et sans maquillage)
- des délires consuméristes
- des cheveux bouclés
- des ongles 
- du nombrilisme
- du mauvais goût
- des pensées profondes
- des pensées superficielles
- des trucs que j'y ai même pas encore pensé
- pas de fautes d'orthographe (enfin presque).

Andiamo !