lundi 19 novembre 2012

ode à Essie

Bon, j'ai déjà avoué, le vernis c'est ma dernière passion en date. Et j'y passe pas mal de temps et d'argent. Ma petite collection approchant gentiment de la centaine de flacons -j'ai pas encore osé recompter-, le moins que l'on puisse dire, c'est que des vernis, j'en ai testé. 

Dans ma boîte magique, on trouve :
- des basiques (L'Oréal, Bourjois)
- des luxueux (YSL, Chanel)
- des exotiques (un truc Thaï en importation directe)
- des faciles à trouver (OPI)
- des luxueux que tu te fais rapporter par ta mère de ses vacances aux US ou que tu commandes sur un site du mal Outre-Manche (Deborah Lippmann)
- des australiens (Ozotic, Picture Polish)
- des snobs (Butter London)
- des Britons (Illamasqua, A England)
- des rares (Cirque, Enchanted Polish)
(Là, j'ai plus d'idée tout de suite, mais un jour, mes petite catégories seront bien au point, promis. Oui, je suis maniaque, on en recausera.)

Et puis, et puis, la marque un peu à part, j'ai nommé Essie. Ouais, Essie, le truc dont la nailista en herbe que j'étais avait vaguement entendu parler il y a de ça 3 ou 4 ans et qui n'arrivait encore qu'au compte goutte de ce côté-ci de l'Atlantique à des prix franchement prohibitif, je me rappelle avoir payé mon Matte about you dans les 15€ chez Manucure et Beauté. Quelques années après, le bougre a bien vieilli, mais il fonctionne encore pas trop mal (non, je ne veux pas savoir ce qu'il y a dedans).




Je songe à lui trouver un successeur, mais n'étant pas une grande utilisatrice du mat, ça attendra que mes finances reprennent un peu de couleurs.

ouais, ça commence à faire un peu sale.

Bon, premier contact avec Essie, pas mal, mais pas révolutionnaire. OPI avait déjà bien attaqué le marché et était moins cher et plus facile à trouver, donc je n'avais pas creusé plus que ça. Et l'an dernier, j'ai eu la chance de passer une partie de mes vacances dans la ville fantasme : New York. Un des premiers trucs a tout d'abord été de me faire faire une mani pedi (ouais, j'me la raconte) complète doublée d'un massage à un prix défiant toute concurrence parisienne. ( Ah oui, c'est vrai qu'ici on a un truc qui s'appelle le droit du travail et que ça garantit un salaire minimum, au temps pour moi.) Le tout, avec du vernis Essie. Le machin tenant plutôt pas mal sur mes ongles en pas très bon état, je me suis mise à écumer les Duane Read et autres pharmacy pour acquérir quelques menues choses : un rouge basique, un bordeau doré sublime introuvable ici, et deux top coats Let it Shine (erreur de noob) et le fameux Good to go.
Le tout avec le Chat à mon bras qui a enduré le tout presque avec le sourire, même dans un Duane Read tout pourri à 00h30 après une journée de marche dans la fournaise. Big up au Chat. Si, si.
Toujours en bonne noob, j'étais quand même encore bien calée sur OPI et je m'étais limitée sur les Essie pour aller taper dans les OPI pour Sephora. Big fail, même après avoir appris à poser le tout correctement, ces trucs restent de sombres merdes qui ne sèchent pas et manquent cruellement de pigments. On ne m'y reprendra plus.

Et puis, un beau jour, peu après ces vacances ruineuses de rêve, vla-t-y-pas qu'il paraît qu'Essie débarquerait en France. Bon, aller, on va tenter un nude. Ah, ouais, pas mal, dis, il est pas dégueulasse leur nouveau pinceau.

contrairement aux apparences, ce montage n'a pas été fait sous Paint.

Bon, ok, sur les prix, ils se sucrent pas mal : $8 en boutique là-bas contre 11,90€ ici. Ouais, ça fait pas mal cher le pinceau parfait. Parce que oui, le pinceau des Essie d'ici (ah ah) est parfait pour mes grands ongles. Pof, deux coups plus un pour lisser et je me retrouver avec un truc laqué sans pâté, tout joli et tout brillant, quelle que soit la couleur. J'insiste sur ce dernier point, parce que ce n'est pas le cas chez toutes les marques, même de renom (Chanel, hum hum).
ET LE TOUT SANS DEVOIR SE POURRIR LES CUTICULES AU DISSOLVANT POUR VIRER LES BAVURES. La preuve ci-dessous :

la manucure du bonheur, que même pas tu débordes fingers in ze nose.
(featuring Miss Fancy Pants & Beyond Cosy)

Donc, voilà, Essie et sa formule européenne (oui, pas française, ce sont les mêmes qu'on trouve à Londres) c'est du pur plaisir à chaque manucure. Apparemment, la formule de certains serait même 3free, même si à ce jour, ils ne communiquent pas trop dessus par ici, du moins pour le moment.

Pour terminer, Essie, arrive donc en n°2 dans ma liste de vernis préférés de la vie. Seulement n°2 ? Ben oui, parce que le bémol reste quand même les différence de prix délirante que le pinceau parfait ne suffit pas à justifier à mes yeux, puisqu'il a tout de même été développé par le plus grand groupe cosmétique mondial : L'Oréal.
Je n'ai rien contre le fait de mettre une certaine somme dans un vernis quand la qualité est là, mais tant qu'à faire, je préfère que ce soit chez des marques de moindre envergure et de qualité comparable comme A England ou Butter London qui, elles aussi, roxent du poney. Je vous en reparlerai.


(PS : J'ai cru comprendre que pas mal d'entre vous avaient eu des soucis avec le Good to go. Le mien, acheté aux US donc, est toujours vivant et impeccable à l'application. Différence de formule, encore ? Une idée ?)


jeudi 8 novembre 2012

en venir aux mains


Ma peau a comme qui dirait une petite tendance à la sécheresse. Pas la petite sécheresse sympa qui triraille un peu, nan, plutôt la bonne vieille sécheresse qui te colle des démangeaisons, rougit, transforme tes talons et le tour de tes ongles en râpe et finit facilement par craquer et saigner quand la température descent. C'est pas pathologique non plus, mais les doigts prédécoupés en hiver, c'est la misère.
Et là, magie ! Pour les gens comme moi, ils ont inventé des crèmes exprès pour les petites mimines qu'ont du mal à passer la mauvaise saison toutes seules. De la crème pour les mains, que ça s'appelle. Voir de la crème mains et ongles pour les plus foufous.

En ce moment, entre le bureau, la table de nuit, la salle de bain et mon sac à main, j'arrive à peu près à ça :

portrait de famille
Ah oui, et puis ça, aussi, parce que j'ai mis tellement de temps a écrire l'article qu'il y a eu des morts depuis j'ai la flemme de reprendre une photo avec mon iPhone pourri.

la pièce rapportée
Ce qui nous fait un total de 6 tubes de crème de base. Pour les machins d'extrême urgence, on verra plus tard (là aussi, je pourrais bosser en parapharmacie, je suis rodée).

Alors, hop, c'est parti, on commence avec Les doigts de fée (FR) / Lemony Fllutter (UK) / Battement citronné (CA) de chez LushCelle-là, c'est une jolie petite tuerie qui viendra à bout des extrémités en papier de verre. On peut s'en coller partout où ça tire, accroche ou gratouille, à savoir : les cuticules, mais aussi les mains, les pieds, les genoux ou encore les coudes. Eventuellement, en cas de peau des fesses tendance pierre ponce, doit y avoir moyen de tenter des trucs. Découverte l'été dernier, alors que mes pieds étaient dans un état catastrophique, elle m'a littéralement sauvée. Parfaite pour les massages après une journée à crapahuter, elle est tout de même un peu grasse, donc je la mets plutôt le soir avant d'aller dormir. Composition assez clean, je regrette tout de même que le prix en France soit un gros foutage de gueule un peu exagéré par rapport à l'Angleterre. Mais, j'en rachèterai quand même.

Ensuite, Le baume à mains sensuelles de KenzokiCarrément hors de prix, j'ai pas osé m'en servir au début, et elle a attendu, attenduuu. Quoiqu'il en soit, elle sent une odeur terrible (comme toute la gamme rose de Kenzoki), la texture est hyper agréable (c'est pas une marque de luxe pour rien) mais son effet sur mes mimines fragile est presque nul. En ce moment, elle est en train de passer en crème pour les pieds, et ma foi, ça marche pas trop mal. Bon, de toute façon, à ce prix-là, je jette pas, et c'est tellement blindé de conservateurs que rien de vivant n'a pu se développer dedans. Enfin, j'espère.

La crème mains Bio Beauté by Nuxe, achetée, rachetée, rerachetée. Très bien, plutôt à la mauvaise saison, justement car très riche, mais en réussissant cette prouesse de ne pas trop te graisser les pattes. Je finis toujours par y revenir, contrairement à sa grande sœur Rêve de miel dont j'ai fini par ne plus supporter l'odeur. Celle-là, c'est aussi une valeur sûre, tous terrains, toutes saisons, un peu moins chère que la Lush et en conditionnement un poil plus hygiénique. En revanche, curieusement, pour les pieds, plutôt bof.

La crème de beauté Mains et ongles à la rose de Melvita, c'était mon coup de cœur du printemps. Odeur divine : elle sent le rosier frais, presque citronné, relativement nourrissante et pas grasse du tout. En ce moment, elle commence à montrer ses limites, mais en crème de sac à mettre et remettre toute la journée, elle est très bien. Prix correct également.

La crème moelleuse mains & ongles Miel Nourricier de Sanoflore achetée parce que j'avais adoré la version corps de cette gamme (je vous en recauserai), pas mal, mais pas aussi parfaite. La crème visage, toujours dans la même gamme, reste vachement mieux. Pour moi, ça sera un one shot.

Et on arrive à la dernière La crème mains haute nutrition au cold cream naturel de Bio Beauté by Nuxe. Celle-là, je ne sais pas si c'est une incompatibilité avec ma peau, mais c'est du LOL en tube. Inefficace, elle reste en surface et ne répare que dalle. Je finis le tube pour me donner bonne confiance, mais zéro pointé pour moi. Comme quoi, dans la même marque...

Après, à une époque, j'ai aussi pas mal marché au beurre de karité pur, pas mal mais pas pratique. Idem pour les huiles (argan, amande douce) que je réserve maintenant aux situations extrêmes.

Et pour terminer en beauté, un petit message à caractère informatif :


mardi 6 novembre 2012

dilemme de crème de face


Dans la vie, je suis une fille plutôt fidèle. Enfin, sauf pour les cosmétiques. J'ai beau avoir une peau assez farceuse (kikoo les allergies mystère), les rayons cosmétiques me rendent faible. Encore plus quand les vendeuses ont le malheur de me filer des échantillons et que ces échantillons s'avèrent tabasser leurs mamans après test. Du coup, là, je me trouve confrontée à un dilemme gravissime qui m'arrive à peu près une fois l'an : le changement de crème de face.

Mais, reprenons les choses dans l'ordre.

ma tronche le matin
Du haut de mon grand âge, Mère Nature m'épargne encore les rides et l'acné n'a toujours pas montré son groin purulent. Pourtant, outre les allergies mystérieuses qui apparaissent parfois, je me tape une peau superfine et supersensible qui laisse voir pas mal de veines, j'ai quelques pores dilatés autour des naseaux et des comédons miniatures que je prends un malin plaisir à déloger dès que je peux.
Outre un nettoyage matin et soir sans truc moussant (j'ai bien appris ma leçon), je ne peux pas zapper la phase crème sous peine de finir avec cette sensation très agréable d'avoir les joues recouvertes de scotch.

extrait de placard

L'an dernier, suite à une formidable poussée de boutons, merci Rexaline , j'ai juré (d'abord comme un chartier) que plus jamais on ne me prendrait 1/ à foutre ce prix là dans de la crème 2/ à fouiner au rayon soin d'une parfumerie. Dont acte, j'ai alors opté pour ma crème de secours : Hydraphase. Celle-là, si comme moi, votre cheval de bataille, c'est l'hydratation qui colle pas, si vous ne la connaissez pas, courrez, vous ne le regretterez pas ! (Et en plus, elle existe en deux textures.)

Et là, environ un an après, soudain, j'ai envie de changer. Non pas que la crème me trahisse, non, elle est toujours aussi parfaite, mais... Elle contient quand même des choses pas super clean (silicones et autres joyeusetés) et je me fais une petite crise de bio, comme vous pouvez le voir ci-dessus. Les vendeuses de cosmétiques ayant juré ma perte, je me suis donc retrouvée avec deux super échantillons : la crème Hydratante 24 de Thémis et le sérum éclat Bio Excellence de Melvita qui est parfait, même sans crème par dessus, la nuit, le jour, j'en mangerais tous les jours.
Et là, je suis perdue. 


mon drame de la semaine

La première te fait une peau de velours que même pas tu croyais que le bio pouvait faire ça, le second te photoshope la face, ni plus, ni moins. Les deux coûtent environ un bras (19,50 pour l'une, 28,50 pour l'autre), mais ça, ça n'entre plus vraiment en ligne de compte tellement je me suis payé des plaques chelou qui grattent à chaque redescente en gamme (les non-allergiques, vous ne connaissez pas votre chance).
En bonne dépensière tarée que je suis, habituellement, je prendrais les deux, mais là, j'ai comme qui dirait envie de manger sans faire casquer le Chat pour le reste du mois. J'arrive pas à trancher, mais à froid, je pense que le sérum va l'emporter parce qu'il a l'air d'être un chouïa plus hydratant qu'avec le froid qui se pointe, je redoute les dartres. (Dans l'absolu, ça coûterait de prendre le moins cher pour changer finalement d'avis et prendre le second en rab, ne niez pas, on a tous hésité au moins une fois entre deux trucs, tranché et changé d'avis dans la journée.)

Voilà, la prochaine fois, je vous parlerai de mes tribulations de crème pour les mains en m'essayant au swatch. Si possible avant le mois de décembre.

(Ah oui, et sinon, oui, j'ai juré que je ne succomberai pas aux sirènes des anti-âge, mais au début, j'avais pas vu que c'en était et bon sang, celui-là, faut l'essayer pour le croire.)

samedi 29 septembre 2012

comment je suis tombée dans le vernis à ongles

Les ongles laqués m'ont toujours intéressée. Je trouve ça joli, classe, féminin (sic). Mais jusqu'à récemment, j'étais infoutue de faire une pose de vernis correcte : des cuticules, du coloriage qui déborde, des pâtés, des trous, les ongles qui finissent tachés, secs, etc. Même en investissant dans du matos, de la patience et des OPI, rien n'y a fait, je me faisais toujours des manucures de souillon (tout en étant presque ambidextre, double vexation).
Et puis, en mai, je me suis retrouvée avec le dos bloqué. Coincée dans un fauteuil à ne rien pouvoir faire à part lire et traîner sur le Internet. Et j'ai basculé du côté obscur : celui des blogs beauté, et plus particulièrement de ceux causant de Nail Art.
Au début j'ai ricané méchamment en voyant des trucs franchement improbables, du vernis aussi mal posé que le mien, sur des ongles vilains ou trop long, des couleurs difficilement descriptibles et des dessins dont il me semblait impossible de faire l'éloge. Et puis, y'a eu Pshiiit, et j'ai arrêté de rire pour envisager les choses beaucoup plus sérieusement. Non seulement, ses trucs étaient proprement réalisés, mais en plus, ce qui ne gâchait rien, elle s'est avérée avoir du (bon) goût. J'ai découvert à quoi servait un accélérateur de séchage, le dotting tool, le stamping, les vernis 3 free, les marques américaines et tout l'univers de la manucure moderne.

C'est alors que ma CB a pris feu.

Je sais pas, j'ai vu des couleurs, je les ai toutes voulues. Avec les accessoires. C'est pas ma faute.

Cinq mois plus tard, j'ai une caisse pour ranger mes jouets mon matos, le placard de la salle de bain a subi une réorganisation partielle. Je fantasme sur le jour où j'aurai la place de me faire une coiffeuse avec vernithèque. Et surtout, j'ai enfin appris à faire les choses proprement : base, couche n°1, couche n°2, top coat qui fait sécher plus vite, le tout sans déborder et avec le bon timing pour pas tout pourrir derrière. Je fais du gradient, je stampe, j'assortis mes ongles à mes fringues et je découvre les vertus annexes : la détente (focalisation sur autre chose que les mauvaises nouvelles de la journée, par exemple) (et non, c'est pas les solvants) et la fierté d'avoir fait ça toute seule comme une grande.

Alors oui, la manucure maison, ça poutre, définitivement.

mardi 25 septembre 2012

le temps qui passe

souvenir de vacances
Ce week-end, j'ai eu 28 ans. Il paraît qu'il y a des filles qui le vivent mal, parce que 28 ans, ça veut dire bientôt 30, et que 30, dans la tête de pas mal des gens ça va avec le pack mariage-enfant-monospace-pavillon-labrador. Si, si. Ne mentez pas. Ce n'est pas qu'un rêve de planquée plan-plan, y'a aussi des fêtardes pas farouches qui se sentent prises de panique à l'approche de la trentaine.
Soit.

Pas moi. Sérieusement.

Ok, l'idée d'un engagement à long terme avec quelqu'un (homme, enfant) ou quelque chose (animal, appartement) me laisse encore plus que vaguement dubitative. Ça te passera, rétorquera ta tata réac (vécu). Question de génération,dirons certain (aaah, les ados attardés). Histoire de stabilité, arguerons d'autres (ben oui, être smicard en région parisienne, c'est pas super confortable). Bla, bla, bla. Tout ce que je sais, de mon petit point de vue à moi, c'est qu'aujourd'hui, je n'en suis pas là. Je tente une vague reconversion professionnelle, je ne suis pas encore indépendante financièrement et oublier ma pilule me fait suer d'angoisse. Bon, stop, on est sur un blog beauté et pour me touille le nombril et le cerveau, j'ai une psy.

Alors, tout ça pour vous dire quoi. Tout ça pour vous dire qu'il y a déjà quelques temps, je me suis fait une promesse : résister au maximum aux sirènes des cosmétiques arnaques et de la chirurgie.
En clair, je ne crois pas plus aux crèmes antirides qu'aux crèmes anticellulite. Le seul effet liftant ou amaigrissant qu'on peut leur reconnaître, c'est sur tes finances. La crème anticellulite, je me suis acharnée. Toutes les gammes de prix, en suivant ou non les recommandations, effet, que dalle. Ma cellulite, c'est ma meilleure copine depuis mes 13 ans (sic), le plus simple, ça reste encore de faire la paix avec (merci Mona Chollet).
Par extension, j'ai donc pensé que la crème antirides, c'était la même chose, à savoir une vaste arnaque. Puis, par expérience, m'est avis que se badigeonner de crème, ça ne rattrapera jamais des années d'excès ou d'absence d'entretien de sa peau. Emplâtre sur jambe de bois, comme dirait ma grand-mère. Pour de vrais résultats, il reste la chirurgie, mais ça, ça mérite un post à part entière pour dire tout le mal bien que j'en pense.
 
Pour le moment, je pense donc que les hydratants sont les meilleurs amis de mon délicat minois avec l'eau, le sommeil et une alimentation saine. On en reparle dans dix ans.
Après, je sais qu'on n'est pas tous égaux devant l'âge, ce grand ennemi de ton "capital séduction" mais quand je regarde ma mère, ça va, je suis pas trop inquiète. Et ayant déjà chopé l'option cellulite, je me passerai bien de celle qui me ferait une fasse de Shar Pei prématuré.

Remarque de fin vaguement vénale, quitte à claquer un fric indécent dans des cosmétiques, autant que ça se voie. Je vote donc pour le maquillage, ça réduit la marge de déception.

mardi 18 septembre 2012

day off

Après 27 ans, presque 28, de cohabitation avec ma tronche, j'arrive à sortir sans maquillage dans la rue. Oui, madame. Même depuis que j'ai appris à faire parfaitement semblant et que mon attirail de produits pour le teint me permet d'avoir l'air de rentrer de vacances quand ça me chante.

avoir l'air naturel, ça se travaille.


Ce matin, donc, après une nuit de 9h (avec un réveil à 7h30, faites le calcul), mes yeux bouffis et largement cernés ont tenté de m'envoyer un message. J'étais pas assez réveillée, j'ai pas compris. Démarrage du matin, sauter dans le RER avec le Chat qui partait travailler pour avoir le temps de choper le soixante dix-huitème (et cinquième nude mat de ma vernithèque, je vous ai déjà dit que j'étais une tarée du vernis à ongles ?) et d'arriver à l'heure à mon rendez-vous matinal.
Mission réussi, sauf qu'entretemps, mes sinus ont rejoint mes yeux dans la tentative de communication de mon corps avec moi-même.

Sauf que là, j'ai compris. Et ce fut le drame. Le Chat ayant été malade tout le week-end, j'avais joué les infirmières fanfaronnes que les microbes ignorent. Oui, bon. Sauf que météo anglaise + dormir avec quelqu'un de malade = bien fait pour toi, andouille.

L'équation du jour a donc consisté en chaud à transpirer, puis froid à frissonner dans la minute qui suit, maux de tête permanents, concentration de poisson rouge, vertiges surprises style montagnes russes, nausées, puis affamées dix minutes après, perte de notion du temps, sommeil éclair, légume, même pas envie de chocolat. Il y a des gens qui prennent des substances pour ça, il paraît.

Ah, oui, le rendez-vous surprise de Pôle Emploi dans l'aprèm a définitivement ajouté au charme de cette journée molle. Mais comme j'étais défoncée, tout est allé pour le mieux et la seule vraie activité de la journée à consisté à lire des magazines de pétasse, et donc à avoir plein de nouvelles idées pour raconter des choses ici et commencer à faire de vrais articles.


mouais.


Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, j'ai osé sortir avec cette tête là. Sans maquillage, parce que ça ne vaut rien et que j'avais envie de partager ma tête de zombie avec les gens. (Promis, la semaine prochaine, je range mon iPhone et je sors mon vrai appareil photo.)

vendredi 14 septembre 2012

l'ombré hair par L'Oréal ou la fausse bonne idée de la rentrée

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, quand on retrouve une tendance forte dans la grande distribution, c'est qu'elle sent déjà grave la saison précédente.
Démonstration avec le cas de l'ombré hair par L'Oréal.

agression au détour des pages d'un Grazia
Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas encore, l'ombré hair, c'est cette tendance limite mauvais goût exhumée par l'Anglaise Alexa Chung il y a bientôt deux ans. Avec l'équation Outre Manche + papesse de la mode zarbi, forcément, l'idée lui a été piquée par tout ce que le monde pouvait compter comme actrices/people/présentatrice télé/wannabe connue. Et ce que l'on pouvait autrefois appeler repousse de décoloration mal entretenue est devenue une tendance lourde.
kikou, on est toutes coiffées et colorées pareil, on est trop coules, hi hi hi !
Parce que oui, bon, L'Oréal, ils ont beau avoir du pognon et dominer le marché mondial des cosmétiques tous domaines confondus, ils n'investissent que quand ils sont sûr que ça va leur rapporter ENCORE plus. Donc, ça y est, ils ont sorti le kit magique pour que même les nanas qui achètent leur colo en supermarché puissent se flinguer gentiment la kératine par le bas.
Au début, c'était rigolo, un peu comme quand les hipsters ont commencé avec leurs barbes de bûcheron combinées à une coiffure  de bad boy années 50. Puis on a commencé à en voir beaucoup, puis trop, et là, ça devient franchement ennuyeux. L'ombré hair, c'est y'a 6 mois qu'il aurait fallut le faire, les filles. Là, vous êtes simplement des suiveuses. Et tout le monde sait qu'adopter une tendance en montant dans le wagon du fond, ça pue. Cerise sur le gâteau, avec les kits vendus en supermarché par tonton L'Oréal, ça vous garantit de retrouver cette tendance dans des départements où la 3G frise encore la légende urbaine rurale. Racines grasses en prime.

Alors pitié, pitié, les filles, épargnez-nous ça et épargnez vos longueurs. Ou alors, faites au moins des trucs marrants ou un peu plus couillus. Le mauvais goût assumé restera toujours infiniment plus malin que la copie pure et simple. Et rappelez-vous aussi qu'une décolo transformera vos cheveux en paille et que vous ne pourrez JAMAIS les récupérer (expérience personnelle).


Cheers.

mardi 11 septembre 2012

c'est la rentrée

Dans la vie, j'aime des trucs. Plein de trucs. Tout irait bien si je savais à peu près choisir. Manque de bol, ça j'ai du mal.
Et c'est là que tout se complique : je mets sur un même plan le dessin, la photo, les arts graphiques, la lecture, le yoga, la cuisine, les fringues, les cosmétiques, la déco, l'esthétique japonaise classique et des choses aussi exotiques que la dermatologie, le design textile, la biologie, les jardins, l'architecture romane, le genre, les relations humaines, le féminisme, l'humour anglais (aucun lien entre les deux catégories) et j'en passe. Blam. Je vous fais également grâce des 60 idées par minutes qui circulent dans mon cerveau de gauchère mal latéralisée.
Bref, dans la vraie vie quotidienne de tous les jours, tout ça s'organise assez bien, mais quand il s'agit d'extérioriser, et d'en faire quelque chose... j'hésite, je rature, je décroche, j'y reviens, et souvent, je ne termine pas. Ce blog doit être environ ma cinquième tentative. Au bas mot.
Puis l'autre jour, une créature aux cheveux bleus était de passage dans cette douce et riante cité qu'est Paris et avait organisé un pot avec qui voulait bien venir voir sa tête de thon en vrai. Première question "et toi, ton blog, c'est quoi ?". Ah oui, tiens, c'est vrai.
L'idée a donc fait son chemin dans ma petite tête. Je cohabite depuis bientôt 28 ans avec une peau sensible et vaguement intolérante (Clinique, ça pique), je suis capable de remplacer une vendeuse Sephora au pied levé, j'ai une caisse de vernis à ongles, je m'esquinte les yeux pour lire les étiquettes de ce que j'achète et mon amoureux couine dès que je reviens avec un nouveau produit (soit au moins une fois par semaine). Puis bon, à force d'en consommer à haute dose, fallait bien que ça arrive un jour.


Me voici donc dans l'aventure.
Je ne vous promets rien, mais ici, vous trouverez :
- des revues de produits
- des astuces, des idées
- de la chronique de tendance beauté
- des photos de moi (mais pas que, avec et sans maquillage)
- des délires consuméristes
- des cheveux bouclés
- des ongles 
- du nombrilisme
- du mauvais goût
- des pensées profondes
- des pensées superficielles
- des trucs que j'y ai même pas encore pensé
- pas de fautes d'orthographe (enfin presque).

Andiamo !